Le projet RISCDIS

Le projet d’IRN Recovery trajectorIes of SoCieties to natural DISasters (RISCDIS) s’inscrit dans le cadre du défi de l’anthropocène en cours. Face à la recrudescence, en termes d’impacts et de fréquence, des événements extrêmes et des catastrophes des dernières décennies, le projet international RISCDIS porté par le CNRS vise à promouvoir des outils en matière de stratégies d’adaptation et de résilience afin de réduire la vulnérabilité des sociétés. Il s’intéresse donc aussi bien aux risques rapides comme les inondations, les vagues de chaleur et froid, les tempêtes et les submersions marines associées, qu’aux risques à évolution lente (élévation du niveau de la mer, érosion, fonte des glaciers) et aux événements en cascade tel que ceux de Fukushima (Tohoku, Japon) ou du Blayais (Aquitaine, France)  dont les origines météorologique (tempête) et géologique (séisme) provoquèrent respectivement un tsunami et une submersion marine à l’origine d’accidents majeurs (Fukushima, 2011) et d’incidents (Blayais, 1999) de nature industrielle. Tous méritent une même attention en raison d’une vulnérabilité croissante de nos sociétés (urbanisation, littoralisation, industrialisation, migrations, vieillissement des populations exposées, etc.).

Coordonné par l’UMR Chrono-Environnement, RISCDIS associe pour 5 ans (2022-2027) les universités japonaises de Kyoto, Sendai, canadienne de Rimouski, le Massachussetts Institute of Technology (MIT), Harvard University, la Maison des Sciences de l’Homme et de l’Environnement (MSHE) de Besançon et les UMR CNRS ThéMA (Université de Bourgogne Franche-Comté) et Edytem (Université Savoie Mont Blanc). Il s’inscrit dans une perspective résolument interdisciplinaire visant à permettre de passer d’une recherche fondamentale à des mesures opérationnelles en matière de préparation, de gestion et de récupération post-catastrophe (Disaster Recovery). Il implique ainsi plusieurs expertises en sciences de l’environnement (climatologie, géologie), de l’ingénieur et sociales (histoire, géographie, sociologie et anthropologie).

Contact coordinateur :

Emmanuel Garnier, Directeur de recherche CNRS

UMR Chrono-Environnement, Université de Bourgogne Franche-Comté

emmanuel.garnier@cnrs.fr